06/12/2011

Ce foutu sentiment d'urgence interne

Le stress constitue pour plusieurs personnes un fardeau qui engendre des conséquences parfois désastreuses sur leur santé physique et psychologique. Bien que la phrase que j’entends le plus souvent est : la vie est stressante. Est-ce vraiment la bonne manière d’expliquer d’où vient le stress? À mon avis, absolument pas.

En fait, il existe « ce foutu sentiment d’urgence interne » que nous apprenons à développer au fil du temps. Peu de gens réalisent que nous n’avons que 100 % d’énergie disponible. Nous voilà un beau jour avec plein d'ambitions… que nous tentons toutes de réaliser en même temps (le problème n'est pas d'avoir des ambitions, mais plutôt de vouloir tout faire en même temps). Par exemple, avoir des enfants, faire ses preuves au travail afin de gravir les échelons, s’impliquer socialement, vaquer aux choses normales de la vie (faire le ménage, faire à manger, amener les enfants à la garderie, etc.), gérer une entreprise, devenir membres de réseaux d’affaires, aller s’entraîner et rester accessible en tout temps pour tout ce beau monde « grâce » à nos téléphones intelligents que nous regardons frénétiquement à la moindre sonnerie ou vibration… OUF!!!

Toutes ces tâches s’accumulent graduellement dans notre horaire et finissent par devenir pour la plupart des obligations. Plus nous accumulons de tâches et plus nous réalisons que nous manquons de temps. Comme nous manquons de temps, ce foutu sentiment d’urgence interne se développe et nous courons pour tout réaliser le plus vite possible. Nous nous levons le matin en pensant à tout ce que nous devons faire et à tout ce que nous n’avons pu faire hier et alors, toute l’importance du moment présent disparaît. Nous déjeunons en vitesse (quand nous le pouvons), nous crions après la famille pour accélérer le pas, nous arrivons au travail stressé et la moindre exigence supplémentaire nous vide de nos réserves. Au fil du temps, le fardeau devient de plus en plus lourd et les portes de sortie se sont toutes verrouillées derrière nous. Le stress nous épuise et notre corps commence à nous envoyer des signaux d’alarme. Au lieu de les comprendre, de réaliser que notre corps ne peut plus suivre le rythme, nous le fouettons et lui en demandons encore plus. Nous ne pouvons même pas accepter un simple ralentissement, car ce serait une telle faiblesse. Oui, notre vie est alors devenue une « prison ». Nous vivons avec le fardeau du passé et celui à venir et plus rien ne nous laisse le temps de nous réjouir, en ce moment présent.

Arrive un temps où il faut se demander si c’est vraiment la vie dont nous rêvions et s'il est vraiment nécessaire de répondre sur-le-champ à toutes les exigences que nous nous imposons…


Pour me joindre :
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1 commentaire:

  1. Bon bien voila, je me sent coupable d'avoir lu cet article au moment ou mon télephone intelligent me la beeper. Je me calme donc et je me concentre sur ce que je fais en ce moment.

    Merci Doc

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