Dr Denis Boucher Ph.D.
Le blogue scientifique du Doc Boucher
09/01/2012
J'adore courir!
Mon intérêt pour la course se trouve dans le dépassement de soi. À mon avis, il ne s’agit pas de dépasser les limites physiques, mais bien de repousser nos limites mentales et étrangement, notre corps s’en trouve libéré. Il devient capable de réaliser aisément ce qui nous semblait quasi impossible.
Je travaille l’aspect mental avec de nombreux athlètes, clients et gens d’affaires qui désirent repousser ce qu’ils croyaient être « leurs limites ». En fin de compte, une fois ces limites franchies, un regard en arrière les amène à réaliser que de simples pensées les empêchaient de se dépasser. Et quand je parle de dépassement, je ne parle pas d’efforts démesurés, mais bien de passer à un autre niveau tout naturellement.
Ces derniers jours, je me suis attardé à lire quelques livres publiés par un coureur de longue distance du nom de Dean Karnazes. Cinquante marathons en cinquante jours, c’est selon moi de la longue distance. Courir des ultra-marathons également. Je pense que les amateurs de course et ceux qui cherchent à se dépasser en apprendront beaucoup.
Voici donc les livres de cet auteur que je vous recommande.
12/12/2011
Est-ce que votre entraînement est efficace?
J’ai toutes les semaines à me battre contre de vieux principes d’entraînement qui remontent à plus de 20 ou 30 ans. Pourtant, les sciences du sport ont tellement évolué, mais cette évolution est loin d’avoir touché tout le monde...
Probablement, la pire réaction, et sûrement la plus absurde, est celle de l’athlète qui veut monter dans le classement et qui pour y arriver décide d’augmenter son volume d’entraînement. Imaginez, il décide, de s’entraîner davantage alors que dans bien des cas il en fait déjà trop. Pourquoi se tourner vers cette solution quand dans la plupart des cas elle conduit à l’épuisement? Parce qu’à mon avis, on en connaît encore trop peu sur la physiologie.
D’ailleurs, de nombreux athlètes (qui s’entraînent de façon démesurée) que je teste en laboratoire obtiennent des résultats décevants. Le volume d’entraînement ne conduit pas nécessairement à une amélioration de la condition physique.
Pour ma part, je trouve bien plus efficace d’identifier la « zone de stimulation optimale » propre à chaque athlète. En fonction des objectifs poursuivis, il est possible de définir cette zone en analysant la cinétique de consommation d’oxygène grâce à un test de VO2max. Ainsi, nous pouvons définir les zones physiologiques propres à chaque athlète. En résumé, la zone aérobie (que l’on nomme aussi zone modérée) est celle où votre corps utilise principalement des lipides pour produire son énergie. Dans cette zone, vous pouvez fournir un effort de plusieurs heures. L’apparition du seuil anaérobie pour sa part indique une transition. C’est le moment où l’intensité de l’effort atteint un point où vous muscles ne peuvent plus utiliser suffisamment d’oxygène et se mettent à brûler du glucose. Le sous-produit de l’utilisation du glucose est l’acide lactique, qui est en lien avec la fatigue musculaire. Vous entrez alors dans votre zone anaérobie (zone intense). Dans cette zone, au fur et à mesure que l’intensité de l’effort augmente, vous produisez davantage d’acide lactique, mais votre corps est capable de « réusiner » l’acide lactique et de s’en servir comme source d’énergie. Dans cette zone, vous pouvez fournir un effort de relativement longue durée (ex.: jusqu’à 2 heures). Mais, il arrive par la suite un niveau d’intensité (zone sévère) que l’on nomme seuil de puissance critique (critical power). À ce niveau, la production d’acide lactique est tellement importante qu’une accumulation se produit. La résultante en sera inévitablement l’épuisement. Au début de votre seuil de puissance critique, vous pouvez estimer pouvoir fournir un effort pendant au plus 30 minutes. Plus l’intensité augmente et plus vous vous rapprochez de votre capacité aérobie maximale (VO2max) et plus vite vous atteindrez l’épuisement. Finalement, tout effort fourni au-delà de votre capacité aérobie maximale (zone extrême) ne durera que quelques secondes.
À mon avis, aucun plan d’entraînement n’est réellement optimal tant que l’athlète ne connaît pas sa cinétique de consommation d’oxygène. En l’analysant, nous pouvons définir ce qu’il doit améliorer en fonction de ses objectifs et définir un entraînement qui se situera dans sa « zone de stimulation optimale ». Les méthodes d’entraînement prônées ne sont que de la théorie tant que vous ne connaissez pas votre physiologie.
Contact :
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09/12/2011
Le p'tit monde scientifique du Doc Boucher
Mon émisson est de retour en Podcast. Vous pouvez écouter les plus récentes émissions en utilisant ce lecteur, qui se retrouve également sur mon site Internet. Oreilles sensibles s'abstenir!
06/12/2011
Ce foutu sentiment d'urgence interne
Le stress constitue pour plusieurs personnes un fardeau qui engendre des conséquences parfois désastreuses sur leur santé physique et psychologique. Bien que la phrase que j’entends le plus souvent est : la vie est stressante. Est-ce vraiment la bonne manière d’expliquer d’où vient le stress? À mon avis, absolument pas.
En fait, il existe « ce foutu sentiment d’urgence interne » que nous apprenons à développer au fil du temps. Peu de gens réalisent que nous n’avons que 100 % d’énergie disponible. Nous voilà un beau jour avec plein d'ambitions… que nous tentons toutes de réaliser en même temps (le problème n'est pas d'avoir des ambitions, mais plutôt de vouloir tout faire en même temps). Par exemple, avoir des enfants, faire ses preuves au travail afin de gravir les échelons, s’impliquer socialement, vaquer aux choses normales de la vie (faire le ménage, faire à manger, amener les enfants à la garderie, etc.), gérer une entreprise, devenir membres de réseaux d’affaires, aller s’entraîner et rester accessible en tout temps pour tout ce beau monde « grâce » à nos téléphones intelligents que nous regardons frénétiquement à la moindre sonnerie ou vibration… OUF!!!
Toutes ces tâches s’accumulent graduellement dans notre horaire et finissent par devenir pour la plupart des obligations. Plus nous accumulons de tâches et plus nous réalisons que nous manquons de temps. Comme nous manquons de temps, ce foutu sentiment d’urgence interne se développe et nous courons pour tout réaliser le plus vite possible. Nous nous levons le matin en pensant à tout ce que nous devons faire et à tout ce que nous n’avons pu faire hier et alors, toute l’importance du moment présent disparaît. Nous déjeunons en vitesse (quand nous le pouvons), nous crions après la famille pour accélérer le pas, nous arrivons au travail stressé et la moindre exigence supplémentaire nous vide de nos réserves. Au fil du temps, le fardeau devient de plus en plus lourd et les portes de sortie se sont toutes verrouillées derrière nous. Le stress nous épuise et notre corps commence à nous envoyer des signaux d’alarme. Au lieu de les comprendre, de réaliser que notre corps ne peut plus suivre le rythme, nous le fouettons et lui en demandons encore plus. Nous ne pouvons même pas accepter un simple ralentissement, car ce serait une telle faiblesse. Oui, notre vie est alors devenue une « prison ». Nous vivons avec le fardeau du passé et celui à venir et plus rien ne nous laisse le temps de nous réjouir, en ce moment présent.
Arrive un temps où il faut se demander si c’est vraiment la vie dont nous rêvions et s'il est vraiment nécessaire de répondre sur-le-champ à toutes les exigences que nous nous imposons…
Pour me joindre :
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05/12/2011
Manger pour maigrir!
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai répété que pour maigrir il faut respecter trois règles importantes :
1. Manger suffisamment
2. Faire de l’exercice d’intensité modérée
3. Gérer le stress
La règle numéro semble la plus difficile à faire accepter à mes clients. En fait, depuis toujours vous avez entendu que pour maigrir il faut se mettre au régime (se priver) et moi j’arrive et vous dis de manger suffisamment… C’est sûr que ça affecte un peu la distribution du courant électrique au cerveau.
Un de mes clients a donc amorcé il y a 2 mois un processus de perte de poids avec moi. Dans les premières semaines, je lui mentionne qu’il ne mange pas assez, car il ne consomme pas le 2600 calories par jour dont son corps a besoin pour bien fonctionner. Comme il perd du poids, il ne m’écoute pas vraiment et me répond qu’il ne sent pas la faim. Bref , je laisse aller. Mais arrive ce que je savais inévitable. Lors d’une pesée, les résultats sont frappants. Il a perdu de la masse musculaire et emmagasinez du gras. À ce moment, je vois bien que mon client est très déçu et il me dit qu’il ne comprend pas. Alors, je lui explique que depuis le début je lui mentionne qu’il ne mange pas assez. Pour moi, ce résultat décevant est tout à fait normal…
N’ayant plus d’autres choix que de m’écouter, mon client retourne chez lui, respecte à la lettre mes recommandations pendant deux semaines. Arrive ensuite le moment de vérité, il monte sur ma balance « high-tech » et le résultat tombe : perte de 3 lb de gras et prise de 4 lb de muscle. Wow! Ça, c’est de la réussite.
Eh oui! Tous ceux qui croient encore qu’il est nécessaire de se priver pour maigrir, que de souffrances inutiles vous vous imposez…
Pour me rejoindre :
info@denisboucher.com
http://www.denisboucher.com/
1-866-697-0537
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01/12/2011
Respecter son corps pour le transformer
Notre corps constitue le seul moyen que nous avons d’entrer en contact avec autrui et d’évoluer dans notre environnement. Donc, il ne faut pas s’étonner de l’importance que nous accordons à notre apparence physique.
Outre l’impact sur la santé, un surplus de poids peut affecter grandement l’estime de soi d’une personne. Pour cette raison, de nombreuses personnes passeront parfois de nombreuses années à tenter de perdre ce supplément de poids qui les affecte. De plus, comme les régimes conduisent à un échec dans 90 % des cas, imaginez l’impact supplémentaire des échecs répétitifs.
Beaucoup des personnes dans cette situation se privent constamment de nourriture, sont insatisfaites de leur corps et vont de frustration en frustration à la suite de leurs échecs répétitifs. En plus, nombreuses sont celles qui souffrent le martyre en s’entraînant presque toujours à la limite de leurs capacités physiques.
Dans cette situation, le corps subit un stress majeur auquel il ne peut s’adapter, raison pour laquelle l’échec constituera presque toujours le résultat final.
Pour transformer votre corps, il vous faut le respecter. Au risque de me répéter, il vous faut manger suffisamment, faire de l’exercice de façon modérée et apprendre à gérer le stress.
Bien que mon travail sur le plan physiologique - analyse de votre métabolisme de base, de votre zone d’oxydation maximale des gras, etc. - s’avère important et fort utile, mes années d’expérience m’ont amené à réaliser que tant qu’une personne ne change pas sa vision du processus de perte de poids et continue de tenir coute que coute à ses vieilles croyances, la perte de poids est impossible.
Perdre du poids nécessite à mon avis un processus de transformation intérieur qui se reflétera ensuite sur votre corps. Pour y arriver, vous devez commencer par respecter votre corps, en cessant de vous priver et de vous épuiser à l’entraînement… Il s’agit d’une tâche difficile à accomplir pour les personnes devenues désabusées face à leur « incapacité » de maigrir.
29/11/2011
Bienvenue sur mon nouveau blogue!!!
Bienvenue à tous,
Au fil des prochaines semaines, vous verrez de nombreux changements sur mon site Internet. Grâce à ce nouveau blogue, je veux m’assurer d’une présence plus active auprès de vous en vous donnant régulièrement des informations relatives à la perte de poids, la santé et la performance sportive.
S’il y a des sujets que vous aimeriez que j’aborde, n’hésitez pas à m’en faire part. Cela me permettra de connaître les sujets qui vous intéressent et de répondre à vos questions.
Également, l'émission « Le ptit monde scientifique du Doc Boucher » sera de retour sous peu en podcast et disponible pour téléchargement gratuit sur mon site Internet. Bien sûr, je recommande toujours aux oreilles sensibles de s’abstenir.
En terminant, j’ai une petite question pour vous : et puis, qu’est-ce que vous avez fait pour votre santé cette semaine?
À bientôt,
Denis
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